1. Le DNS, c'est quoi ? (en trois paragraphes, promis)
Chaque site Internet vit à une adresse numérique (par exemple 104.26.10.229), que les humains ne peuvent pas mémoriser. Le DNS (Domain Name System) est l'annuaire qui traduit le nom que vous tapez (exemple.fr) en adresse compréhensible par les machines. L'image officielle de NextDNS : « le DNS, c'est l'annuaire téléphonique d'Internet ». Sans DNS, vous ne pouvez joindre aucun site par son nom.
Il existe deux grandes familles de serveurs DNS — c'est la distinction « types de DNS » la plus utile à connaître :
- Les serveurs faisant autorité : la source officielle d'un site, celle qui connaît la réponse vraie. Chaque site a les siens.
- Les résolveurs (récursifs) : les intermédiaires que votre appareil interroge. Ils font la queue à votre place, posent la question aux serveurs faisant autorité, et vous rendent la réponse.
Votre résolveur par défaut est celui de votre fournisseur d'accès à Internet (FAI) — Orange, Free, SFR, Bouygues… — attribué automatiquement par votre box (via le DHCP). C'est lui qui décide de la réponse que vous recevez. C'est exactement là que se joue l'essentiel du blocage, comme on le voit en section 3.
Dernière distinction utile, que vous retrouverez partout ensuite : DNS en clair (le protocole historique, port 53 : n'importe qui sur la ligne peut lire vos requêtes et y répondre à votre place) contre DNS chiffré — DoH (DNS over HTTPS), DoT (DNS over TLS), DoQ (DNS over QUIC) — où la requête est chiffrée de votre appareil jusqu'au résolveur. Un DNS chiffré, c'est un annuaire que personne ne peut ouvrir ni falsifier en route.
2. Le cache DNS : votre mémoire (et votre pire ennemi après un changement)
Pour ne pas redemander la même traduction à chaque visite, votre appareil, votre navigateur et le résolveur lui-même mémorisent les réponses pendant un temps limité : c'est le cache DNS. La durée de vie d'une entrée est fixée par le serveur faisant autorité (le TTL, Time To Live).
Conséquence pratique n° 1 : si un site était bloqué (ou, à l'inverse, s'il venait d'être débloqué), la vieille réponse peut survivre dans un cache et « mentir » encore un moment.
Conséquence pratique n° 2 : après avoir changé de DNS, si rien ne semble bouger, c'est souvent le cache qui traîne. Pour le vider :
- Windows : ouvrez l'Invite de commandes (tapez cmd dans le menu Démarrer) puis tapez ipconfig /flushdns
- macOS : ouvrez Terminal puis tapez sudo dscacheutil -flushcache; sudo killall -HUP mDNSResponder (mot de passe administrateur demandé)
- iPhone / iPad : le plus simple est de redémarrer l'appareil (ou activer puis désactiver le mode Avion)
- Android : activez puis désactivez le mode Avion, ou redémarrez ; si le souci persiste dans le navigateur, videz les données de navigation (cache)
3. Comment l'État peut vous empêcher d'aller sur un site… rien qu'avec le DNS
En France, le blocage d'un site ne se fait pas « au cœur d'Internet » : il se fait chez votre fournisseur d'accès. Lorsqu'une autorité (juge ou administration) ordonne le blocage d'un site, le FAI programme son résolveur DNS pour qu'il réponde à la place de la vraie adresse une fausse réponse — on parle de « DNS menteur ». Résultat : vous tapez le nom du site, et au lieu du site s'affiche une page d'avertissement (ou une erreur). Comme votre appareil utilise par défaut le résolveur du FAI, le blocage par DNS suffit à rendre le site inaccessible pour presque tout le monde — sans toucher au site lui-même.
Sans être exhaustif, voici les grands motifs de blocage en France (tous décidés par une autorité, jamais par votre FAI de son propre chef) :
- Pédocriminalité et apologie du terrorisme : blocage administratif, sur liste établie sous le contrôle de l'OCLCTIC (ministère de l'Intérieur), avec obligation pour les FAI de bloquer sous 24 h ;
- Contrefaçon et sites de streaming « pirate » : blocage ordonné par le juge judiciaire, dont l'ARCOM suit l'application ;
- Jeux d'argent et paris en ligne illégaux : blocage à la demande de l'Autorité nationale des jeux (ANJ).
Ce qu'il faut comprendre, pour ce tutoriel : ce filtre est posé sur le résolveur de votre FAI. Si vous utilisez un autre résolveur — surtout un résolveur chiffré, que le FAI ne peut ni lire ni rediriger — cette forme de blocage ne s'applique plus à vous. C'est exactement ce que permet NextDNS. Précision d'honnêteté, on y revient en section 6 : tous les blocages ne sont pas « que » du DNS. Certains se font au niveau de l'adresse IP ou du SNI (l'étiquette du site dans la poignée de main HTTPS). Contre ceux-là, changer de DNS ne suffit pas : il faut un VPN.
4. Les DNS publics « classiques » : neutres ou filtrants
Avant NextDNS, sachez qu'il existe des résolveurs publics gratuits que vous pouvez pointer du doigt en deux minutes. Distinguez les neutres (ils ne filtrent rien, ils résolvent) des filtrants (ils bloquent certaines catégories de noms). Attention : taper une adresse IP seule ne chiffre rien — pour du DNS chiffré, il faut configurer le protocole (DoH/DoT), pas seulement l'IP.
| Service | Adresses (IP classiques) | Filtrage | Version chiffrée (DoH/DoT) |
|---|---|---|---|
| Cloudflare | 1.1.1.1 et 1.0.0.1 anti-malware : 1.1.1.2/1.0.0.2 + adultes : 1.1.1.3/1.0.0.3 |
Neutre par défaut ; variantes « Families » filtrantes (malware, adultes) | cloudflare-dns.com (DoH https://cloudflare-dns.com/dns-query) |
| Google Public DNS | 8.8.8.8 et 8.8.4.4 | Neutre — mais service exploité par Google (collecte de données, à connaître avant de choisir) | dns.google (DoH https://dns.google/dns-query) |
| AdGuard DNS | 94.140.14.14/94.140.15.15 Family (+ adultes) : 94.140.14.15/94.140.15.16 non filtrant : 94.140.14.140/94.140.14.141 |
Filtrant : publicités, traqueurs, malware (et option « Family ») | dns.adguard-dns.com · family.adguard-dns.com · unfiltered.adguard-dns.com |
Leurs limites, pour notre objectif : ce sont des DNS à taille unique. Vous ne choisissez pas ce qu'ils filtrent, vous n'avez ni statistiques ni réglages fins, et leur politique de confidentialité est celle de l'entreprise qui les exploite. C'est là que NextDNS change la donne.
5. NextDNS : votre pare-feu DNS, chiffré et réglable
NextDNS est un résolveur DNS indépendant, chiffré et filtrant. Concrètement, une fois configuré sur un appareil, il fait trois choses :
- Il chiffre vos requêtes DNS (DoH, DoT, DoQ) : votre FAI ne peut plus les lire ni les détourner — fini le « DNS menteur » à votre insu ;
- Il filtre les noms que vous lui demandez : publicités, traqueurs, sites de phishing et de malware — au choix, liste par liste, catégorie par catégorie ;
- Il vous rend la main : un tableau de bord avec statistiques, journaux (consultables ou non, à votre choix), et la même configuration appliquée à tous vos appareils.
Quelques faits vérifiés le 3 septembre 2026 (sources en fin de page) :
- Qui est derrière : NextDNS Inc., société fondée en 2019 (Delaware, États-Unis) par deux ingénieurs français, Romain Cointepas et Olivier Poitrey — pas un géant de la pub, pas un GAFAM ;
- Gratuit jusqu'à 300 000 requêtes par mois (compteur remis à zéro chaque mois), appareils et configurations illimités, toutes les fonctions incluses. Au-delà du quota, NextDNS continue de répondre, mais sans filtrage, comme un DNS classique, jusqu'au mois suivant. Le plan Pro (requêtes illimitées) coûte environ 2 €/mois ou 20 €/an selon le pays d'achat ;
- Où vont vos journaux : vous choisissez la région de stockage — dont l'Union européenne ou la Suisse — et vous pouvez tout désactiver (zéro journal) ;
- Indépendance du réseau : résolveurs Anycast répartis dans le monde, DNSSEC validé par défaut.
6. Mise au point : NextDNS n'est PAS un VPN
C'est l'erreur la plus répandue, et elle est dangereuse car elle donne un faux sentiment de protection. Un VPN chiffre tout votre trafic et remplace votre adresse IP. NextDNS ne s'occupe que de vos demandes de noms de domaine. Concrètement :
| DNS chiffré (NextDNS) | VPN | |
|---|---|---|
| Ce qui est chiffré | Uniquement vos requêtes DNS | Tout votre trafic Internet |
| Votre adresse IP | Reste la vôtre (visible par les sites) | Remplacée par celle du VPN |
| Votre FAI voit les sites visités ? | Oui (via les adresses IP des sites et l'étiquette SNI) | Non : il ne voit qu'un tunnel chiffré |
| Débloque les sites bloqués par IP ou géo-restriction ? | Non | Souvent oui |
| Filtre publicités / traqueurs / malware | Oui, au niveau des noms, pour toutes vos applications | Non (sauf option séparée du service) |
| Anonymat | Non (aucun outil ne protège à 100 %) | Relatif (le VPN vous voit) |
En clair : NextDNS ne masque pas votre navigation et ne vous rend pas « invisible ». Il sécurise la première brique — la traduction des noms — et il filtre ce qui relève des noms (pubs, traqueurs, pièges). Pour le reste (blocage profond, Wi-Fi public, confidentialité du trafic), il faut un VPN, comme ceux de la section VPN de cette page.
7. Avant de commencer : créez votre configuration (une seule fois, pour tous vos appareils)
Les étapes ci-dessous sont celles du tableau de bord officiel NextDNS (my.nextdns.io), vérifiées le 3 septembre 2026. Les libellés exacts peuvent varier légèrement selon la version du site.
- Ouvrez my.nextdns.io dans votre navigateur (sur ordinateur, c'est plus simple).
- Cliquez sur le bouton d'inscription (compte gratuit : une adresse e-mail suffit, code de confirmation reçu par e-mail).
- Le tableau de bord affiche votre configuration. Repérez votre Configuration ID : une chaîne de 8 caractères (ex. 1a2b3c4d) affichée en haut, onglet Setup. Vous en aurez besoin pour chaque appareil — sous la forme 1a2b3c4d.dns.nextdns.io sur Android.
- (Recommandé, deux minutes) Activez un premier filtrage utile : onglet Privacy → Blocklists → activez « NextDNS Ads & Trackers » ; onglet Security → activez les protections menaces. Vous pourrez ajuster plus tard — commencez simple pour ne pas casser de sites légitimes.
- (Optionnel mais souverain) onglet Settings → choisissez la région de stockage des journaux : Union européenne ou Suisse, ou désactivez entièrement les journaux si vous n'en voulez pas.
Votre configuration est maintenant prête. Les cinq installations ci-dessous utilisent toutes la même.
8. Installation, appareil par appareil
Cliquez sur votre appareil :
📱 iPhone / iPad — profil de configuration officiel (DNS chiffré DoH, Wi-Fi + 4G/5G)
Apple ne permet pas de changer le DNS du réseau cellulaire dans les réglages. La méthode officielle, recommandée par NextDNS sur apple.nextdns.io, est un profil de configuration : il s'applique à toutes les connexions (Wi-Fi comme données mobiles) et chiffre le DNS en DoH.
- Sur l'iPhone/iPad, ouvrez Safari (les téléchargements de profil se font mieux avec Safari).
- Allez sur apple.nextdns.io, choisissez « iPhone / iPad », saisissez votre Configuration ID (ex. 1a2b3c4d) et générez le profil. La page affiche un lien court.
- Touchez le lien court : iOS affiche « Ce site tente de télécharger un profil de configuration. Voulez-vous l'autoriser ? » → Autoriser.
- Ouvrez l'application Réglages : en haut apparaît « Profil téléchargé » → touchez-le.
- Écran « Profil téléchargé » → touchez Installer (en haut à droite) → saisissez le code de l'iPhone → touchez à nouveau Installer → Terminé.
- Vérifiez : Réglages → Général → Gestion des VPN et de l'appareil : le profil NextDNS doit apparaître. Réglages → Général → VPN et gestion de l'appareil (selon version iOS) fonctionne aussi.
Alternative : l'application NextDNS sur l'App Store (éditeur : NextDNS Inc.) — même compte, activation dans les réglages, et gestion réseau par réseau. Le profil reste la méthode la plus complète (il couvre aussi les données cellulaires sans application à laisser tourner).
🤖 Android — « DNS privé » intégré (DNS chiffré DoT, aucune application à installer)
Depuis Android 9, le système sait chiffrer le DNS nativement via le réglage « DNS privé » (DoT). C'est la méthode la plus propre : aucune application, zéro batterie en plus. Le nom exact du menu varie selon la marque — cherchez « DNS privé » dans les Paramètres.
- Dans votre tableau de bord NextDNS (onglet Setup → Android), relevez votre nom d'hôte : VOTRE-ID.dns.nextdns.io (ex. 1a2b3c4d.dns.nextdns.io).
- Ouvrez Paramètres → Réseau et Internet → DNS privé.
Variantes fréquentes : Samsung : Paramètres → Connexions → Autres paramètres de connexion → DNS privé · certains téléphones (Xiaomi, Oppo…) : Paramètres → Wi-Fi et réseau, ou cherchez « DNS privé » dans la loupe des Paramètres. - Sélectionnez « Nom d'hôte du fournisseur de DNS privé ».
- Saisissez 1a2b3c4d.dns.nextdns.io (votre ID à vous, pas celui de l'exemple !).
- Touchez Enregistrer. Le réglage doit afficher l'état « Connecté ».
Alternative : l'application NextDNS (Play Store / F-Droid, éditeur NextDNS Inc.) — utile pour les statistiques dans l'application et la désactivation réseau par réseau.
🪟 Windows — l'application officielle NextDNS
Windows n'offre pas de réglage « DNS privé » aussi simple qu'Android : la méthode officielle est l'application NextDNS, qui configure automatiquement le DNS de vos connexions.
- Ouvrez Microsoft Store (menu Démarrer) → recherchez « NextDNS » → installez l'application officielle (éditeur : NextDNS Inc.).
- Lancez NextDNS depuis le menu Démarrer. Au premier lancement, Windows demande l'autorisation administrateur → Oui.
- Cliquez sur Se connecter : votre navigateur s'ouvre sur my.nextdns.io → autorisez la connexion (bouton d'approbation sur le site).
- Choisissez votre configuration dans la liste, puis activez la protection (interrupteur). L'application indique l'état connecté.
- Vérifiez : votre tableau de bord NextDNS (onglet Logs) doit montrer des requêtes arriver depuis votre connexion.
💻 macOS — profil de configuration officiel (ou application)
Comme sur iPhone, la méthode officielle de NextDNS (apple.nextdns.io) est un profil de configuration — il couvre toutes les connexions et chiffre le DNS en DoH.
- Dans Safari, ouvrez apple.nextdns.io → choisissez « macOS » → saisissez votre Configuration ID → téléchargez le profil (.mobileconfig).
- Ouvrez Réglages Système (menu → Réglages Système…).
- Dans la barre latérale, cliquez sur « Profil téléchargé ». Selon la version de macOS, le profil se trouve sous Confidentialité et sécurité → Profils (faites défiler en bas) — c'est le cas notamment de Ventura et des premières versions de Sequoia.
- Double-cliquez sur le profil → Installer → saisissez votre mot de passe administrateur → confirmez.
- Vérifiez : Réglages Système → Profils : le profil NextDNS est installé, et votre tableau de bord NextDNS reçoit les requêtes du Mac.
📺 Apple TV — le profil caché dans les réglages (procédure officielle NextDNS)
Oui, on peut filtrer le DNS de son Apple TV — et donc de tout ce que la maison regarde en streaming (fini les pubs qui « suivent » le salon). La procédure ci-dessous est celle du guide officiel NextDNS pour Apple TV (apple.nextdns.io). Elle utilise un menu caché de tvOS.
- Sur votre ordinateur ou votre iPhone : apple.nextdns.io → choisissez « Apple TV » → saisissez votre Configuration ID → la page génère un lien court (ex. https://link.nextdns.io/xxxx). Notez-le.
- Sur l'Apple TV : ouvrez Réglages → Général → Confidentialité.
- Survolez (sans cliquer) la ligne « Partager les statistiques de l'Apple TV » — en anglais « Share Apple TV Analytics » — puis appuyez sur la touche Lecture/Pause (Play) de la télécommande.
- Un menu caché apparaît : sélectionnez « Ajouter un profil ».
- Saisissez le lien court avec le clavier à l'écran, puis suivez les instructions à l'écran pour installer le profil.
- Vérifiez : relancez une vidéo sur une chaîne connue pour ses publicités — elles devraient disparaître si vous avez activé la liste « NextDNS Ads & Trackers » à l'étape 7 — et regardez les requêtes arriver dans les Logs de votre tableau de bord.
9. Vous avez réussi si…
- Votre tableau de bord NextDNS reçoit des requêtes : my.nextdns.io → onglet Logs — vous y voyez les domaines demandés par l'appareil que vous venez de configurer (et, en rouge, ceux qui ont été bloqués par vos listes).
- Les publicités et traqueurs reculent visiblement sur les sites et dans les applications (si vous avez activé « NextDNS Ads & Trackers »).
- Un site « bloqué » au niveau DNS de votre FAI redevient accessible — si le blocage n'était que DNS (pour les blocages plus profonds, voir section 6 : il faut un VPN).
- Android affiche « Connecté » sous Paramètres → Réseau et Internet → DNS privé.
Test de cohérence rapide : changez de réseau (passez du Wi-Fi aux données mobiles) et vérifiez que les Logs continuent d'arriver — un DNS bien configuré suit l'appareil partout.
10. Si ça coince — le tableau de secours
| Sympôme | Cause la plus fréquente | Solution |
|---|---|---|
| Plus aucun site ne s'ouvre juste après l'installation | Le réseau (hôtel, Wi-Fi public, certains FAI) bloque le DNS chiffré ; ou conflit avec une autre appli DNS/VPN | Repassez temporairement au réglage d'origine (Android : « Automatique » ; Apple : retirer le profil) et testez sur un autre réseau (4G/5G) pour isoler. Désactivez toute autre application DNS/VPN avant de réactiver NextDNS. |
| Ça marche sur le Wi-Fi mais plus en 4G/5G (ou l'inverse) | Un seul des deux chemins utilise encore le DNS du FAI (profil Apple non installé correctement, ou DNS privé Android non appliqué aux données mobiles selon la marque) | Sur iPhone : le profil couvre tout — vérifiez Réglages → Général → Gestion des VPN et de l'appareil. Sur Android : vérifiez que « DNS privé » est bien « Connecté » ; redémarrez si besoin. |
| Un site légitime ne s'ouvre plus (mais les autres vont bien) | Une de vos listes bloque un domaine par erreur (faux positif) | Dans les Logs, repérez le domaine bloqué → ajoutez-le à la Allowlist de votre configuration. C'est le grand avantage de NextDNS sur un DNS « taille unique » : vous décidez. |
| Le compteur de requêtes grimbe vite | Chaque appareil compte ; certaines applis (IoT, téléviseurs) sont bavardes | 300 000 requêtes/mois = plusieurs appareils sans souci. Si vous approchez du plafond, NextDNS continue de répondre sans filtrage jusqu'au mois suivant ; le plan Pro lève la limite. |
| Le site bloqué reste bloqué même avec NextDNS | Le blocage n'est pas au niveau DNS (adresse IP, SNI, ou blocage « chez le hébergeur ») | C'est le cas où il faut un VPN — voir la section VPN de cette page. NextDNS n'est pas un VPN (section 6). |
11. Sources & vérification
- NextDNS — guide officiel Apple (profils iPhone/iPad, macOS, Apple TV) : apple.nextdns.io
- NextDNS — centre d'aide : help.nextdns.io (articles « What is DNS? », « What is DNS over TLS (DoT), DNS over Quic (DoQ) and DNS over HTTPS (DoH & DoH3)? », « What happens after 300k queries? », « Who is behind NextDNS? »)
- NextDNS — tableau de bord (création de la configuration, ID, Setup par appareil) : my.nextdns.io
- NextDNS — tarifs officiels (gratuit 300 000 requêtes/mois, Pro) : nextdns.io/pricing
- AdGuard DNS — serveurs publics officiels : adguard-dns.io
- Cloudflare — 1.1.1.1 et familles (1.1.1.2 / 1.1.1.3) : 1.1.1.1/families
- Google Public DNS : developers.google.com/speed/public-dns
- Blocage des sites en France — explication du mécanisme (DNS du FAI, page d'avertissement) : Sciences et Avenir · Malekal (consultés le 03/09/2026)