DNS : et si votre « annuaire Internet » vous mentait ?

Changer de DNS est la première brique de la résistance numérique — celle qui demande le moins de technique et qui protège tout le reste. Ce tutoriel vous explique ce qu'est un DNS, comment l'État peut bloquer des sites à ce niveau, puis comment installer NextDNS, un DNS chiffré et filtrant, pas à pas, sur iPhone, Android, Windows, Mac et Apple TV. Avec une mise au point indispensable à la fin : non, ce n'est pas un VPN.

⏱ 20 à 40 min selon les appareils Niveau : débutant Compte requis : oui, gratuit (NextDNS) Appareils : iPhone · Android · Windows · macOS · Apple TV

1. Le DNS, c'est quoi ? (en trois paragraphes, promis)

Chaque site Internet vit à une adresse numérique (par exemple 104.26.10.229), que les humains ne peuvent pas mémoriser. Le DNS (Domain Name System) est l'annuaire qui traduit le nom que vous tapez (exemple.fr) en adresse compréhensible par les machines. L'image officielle de NextDNS : « le DNS, c'est l'annuaire téléphonique d'Internet ». Sans DNS, vous ne pouvez joindre aucun site par son nom.

Il existe deux grandes familles de serveurs DNS — c'est la distinction « types de DNS » la plus utile à connaître :

Votre résolveur par défaut est celui de votre fournisseur d'accès à Internet (FAI) — Orange, Free, SFR, Bouygues… — attribué automatiquement par votre box (via le DHCP). C'est lui qui décide de la réponse que vous recevez. C'est exactement là que se joue l'essentiel du blocage, comme on le voit en section 3.

Dernière distinction utile, que vous retrouverez partout ensuite : DNS en clair (le protocole historique, port 53 : n'importe qui sur la ligne peut lire vos requêtes et y répondre à votre place) contre DNS chiffréDoH (DNS over HTTPS), DoT (DNS over TLS), DoQ (DNS over QUIC) — où la requête est chiffrée de votre appareil jusqu'au résolveur. Un DNS chiffré, c'est un annuaire que personne ne peut ouvrir ni falsifier en route.

2. Le cache DNS : votre mémoire (et votre pire ennemi après un changement)

Pour ne pas redemander la même traduction à chaque visite, votre appareil, votre navigateur et le résolveur lui-même mémorisent les réponses pendant un temps limité : c'est le cache DNS. La durée de vie d'une entrée est fixée par le serveur faisant autorité (le TTL, Time To Live).

Conséquence pratique n° 1 : si un site était bloqué (ou, à l'inverse, s'il venait d'être débloqué), la vieille réponse peut survivre dans un cache et « mentir » encore un moment.

Conséquence pratique n° 2 : après avoir changé de DNS, si rien ne semble bouger, c'est souvent le cache qui traîne. Pour le vider :

Astuce : le cache du navigateur est indépendant de celui du système. Après un changement de DNS, fermez complètement le navigateur (toutes les fenêtres) ou redémarrez l'appareil avant de conclure que « ça ne marche pas ».

3. Comment l'État peut vous empêcher d'aller sur un site… rien qu'avec le DNS

En France, le blocage d'un site ne se fait pas « au cœur d'Internet » : il se fait chez votre fournisseur d'accès. Lorsqu'une autorité (juge ou administration) ordonne le blocage d'un site, le FAI programme son résolveur DNS pour qu'il réponde à la place de la vraie adresse une fausse réponse — on parle de « DNS menteur ». Résultat : vous tapez le nom du site, et au lieu du site s'affiche une page d'avertissement (ou une erreur). Comme votre appareil utilise par défaut le résolveur du FAI, le blocage par DNS suffit à rendre le site inaccessible pour presque tout le monde — sans toucher au site lui-même.

Sans être exhaustif, voici les grands motifs de blocage en France (tous décidés par une autorité, jamais par votre FAI de son propre chef) :

Ce qu'il faut comprendre, pour ce tutoriel : ce filtre est posé sur le résolveur de votre FAI. Si vous utilisez un autre résolveur — surtout un résolveur chiffré, que le FAI ne peut ni lire ni rediriger — cette forme de blocage ne s'applique plus à vous. C'est exactement ce que permet NextDNS. Précision d'honnêteté, on y revient en section 6 : tous les blocages ne sont pas « que » du DNS. Certains se font au niveau de l'adresse IP ou du SNI (l'étiquette du site dans la poignée de main HTTPS). Contre ceux-là, changer de DNS ne suffit pas : il faut un VPN.

Cadre légal : utiliser un DNS alternatif est parfaitement légal en France — c'est un simple réglage de votre appareil. Ce tutoriel est pédagogique : il ne vous encourage pas à contourner une interdiction légale (la contrefaçon reste interdite, DNS ou pas). Il vous apprend à contrôler votre propre outil de connexion et à protéger votre vie privée.

4. Les DNS publics « classiques » : neutres ou filtrants

Avant NextDNS, sachez qu'il existe des résolveurs publics gratuits que vous pouvez pointer du doigt en deux minutes. Distinguez les neutres (ils ne filtrent rien, ils résolvent) des filtrants (ils bloquent certaines catégories de noms). Attention : taper une adresse IP seule ne chiffre rien — pour du DNS chiffré, il faut configurer le protocole (DoH/DoT), pas seulement l'IP.

ServiceAdresses (IP classiques)FiltrageVersion chiffrée (DoH/DoT)
Cloudflare 1.1.1.1 et 1.0.0.1
anti-malware : 1.1.1.2/1.0.0.2
+ adultes : 1.1.1.3/1.0.0.3
Neutre par défaut ; variantes « Families » filtrantes (malware, adultes) cloudflare-dns.com (DoH https://cloudflare-dns.com/dns-query)
Google Public DNS 8.8.8.8 et 8.8.4.4 Neutre — mais service exploité par Google (collecte de données, à connaître avant de choisir) dns.google (DoH https://dns.google/dns-query)
AdGuard DNS 94.140.14.14/94.140.15.15
Family (+ adultes) : 94.140.14.15/94.140.15.16
non filtrant : 94.140.14.140/94.140.14.141
Filtrant : publicités, traqueurs, malware (et option « Family ») dns.adguard-dns.com · family.adguard-dns.com · unfiltered.adguard-dns.com

Leurs limites, pour notre objectif : ce sont des DNS à taille unique. Vous ne choisissez pas ce qu'ils filtrent, vous n'avez ni statistiques ni réglages fins, et leur politique de confidentialité est celle de l'entreprise qui les exploite. C'est là que NextDNS change la donne.

5. NextDNS : votre pare-feu DNS, chiffré et réglable

NextDNS est un résolveur DNS indépendant, chiffré et filtrant. Concrètement, une fois configuré sur un appareil, il fait trois choses :

Quelques faits vérifiés le 3 septembre 2026 (sources en fin de page) :

Un point de vocabulaire pour briller en famille : « DNS chiffré » se dit aussi « DoH » (sur HTTPS), « DoT » (sur TLS) ou « DoQ » (sur QUIC). Les réglages ci-dessous utilisent DoT (Android) ou DoH (profils Apple) selon ce que chaque système sait faire nativement.

6. Mise au point : NextDNS n'est PAS un VPN

C'est l'erreur la plus répandue, et elle est dangereuse car elle donne un faux sentiment de protection. Un VPN chiffre tout votre trafic et remplace votre adresse IP. NextDNS ne s'occupe que de vos demandes de noms de domaine. Concrètement :

DNS chiffré (NextDNS)VPN
Ce qui est chiffréUniquement vos requêtes DNSTout votre trafic Internet
Votre adresse IPReste la vôtre (visible par les sites)Remplacée par celle du VPN
Votre FAI voit les sites visités ?Oui (via les adresses IP des sites et l'étiquette SNI)Non : il ne voit qu'un tunnel chiffré
Débloque les sites bloqués par IP ou géo-restriction ?NonSouvent oui
Filtre publicités / traqueurs / malwareOui, au niveau des noms, pour toutes vos applicationsNon (sauf option séparée du service)
AnonymatNon (aucun outil ne protège à 100 %)Relatif (le VPN vous voit)

En clair : NextDNS ne masque pas votre navigation et ne vous rend pas « invisible ». Il sécurise la première brique — la traduction des noms — et il filtre ce qui relève des noms (pubs, traqueurs, pièges). Pour le reste (blocage profond, Wi-Fi public, confidentialité du trafic), il faut un VPN, comme ceux de la section VPN de cette page.

Ils sont complémentaires, pas concurrents : la combinaison recommandée est VPN + NextDNS. Petit avertissement technique honnête : quand un VPN est actif, c'est généralement le DNS du VPN qui répond. Selon le VPN, activez alors son « DNS personnalisé » ou l'application NextDNS, sinon votre configuration NextDNS ne « voit » rien. Ne vous inquiétez pas : chaque appareil ci-dessous fonctionne déjà très bien avec le seul NextDNS, sans VPN.

7. Avant de commencer : créez votre configuration (une seule fois, pour tous vos appareils)

Les étapes ci-dessous sont celles du tableau de bord officiel NextDNS (my.nextdns.io), vérifiées le 3 septembre 2026. Les libellés exacts peuvent varier légèrement selon la version du site.

  1. Ouvrez my.nextdns.io dans votre navigateur (sur ordinateur, c'est plus simple).
  2. Cliquez sur le bouton d'inscription (compte gratuit : une adresse e-mail suffit, code de confirmation reçu par e-mail).
  3. Le tableau de bord affiche votre configuration. Repérez votre Configuration ID : une chaîne de 8 caractères (ex. 1a2b3c4d) affichée en haut, onglet Setup. Vous en aurez besoin pour chaque appareil — sous la forme 1a2b3c4d.dns.nextdns.io sur Android.
  4. (Recommandé, deux minutes) Activez un premier filtrage utile : onglet PrivacyBlocklists → activez « NextDNS Ads & Trackers » ; onglet Security → activez les protections menaces. Vous pourrez ajuster plus tard — commencez simple pour ne pas casser de sites légitimes.
  5. (Optionnel mais souverain) onglet Settings → choisissez la région de stockage des journaux : Union européenne ou Suisse, ou désactivez entièrement les journaux si vous n'en voulez pas.

Votre configuration est maintenant prête. Les cinq installations ci-dessous utilisent toutes la même.

8. Installation, appareil par appareil

Cliquez sur votre appareil :

📱 iPhone / iPad — profil de configuration officiel (DNS chiffré DoH, Wi-Fi + 4G/5G)

Apple ne permet pas de changer le DNS du réseau cellulaire dans les réglages. La méthode officielle, recommandée par NextDNS sur apple.nextdns.io, est un profil de configuration : il s'applique à toutes les connexions (Wi-Fi comme données mobiles) et chiffre le DNS en DoH.

  1. Sur l'iPhone/iPad, ouvrez Safari (les téléchargements de profil se font mieux avec Safari).
  2. Allez sur apple.nextdns.io, choisissez « iPhone / iPad », saisissez votre Configuration ID (ex. 1a2b3c4d) et générez le profil. La page affiche un lien court.
  3. Touchez le lien court : iOS affiche « Ce site tente de télécharger un profil de configuration. Voulez-vous l'autoriser ? » → Autoriser.
  4. Ouvrez l'application Réglages : en haut apparaît « Profil téléchargé » → touchez-le.
  5. Écran « Profil téléchargé » → touchez Installer (en haut à droite) → saisissez le code de l'iPhone → touchez à nouveau InstallerTerminé.
  6. Vérifiez : Réglages → Général → Gestion des VPN et de l'appareil : le profil NextDNS doit apparaître. Réglages → Général → VPN et gestion de l'appareil (selon version iOS) fonctionne aussi.
Si ça coince : le profil ne s'applique pas sur un réseau précis (hôtel, certains Wi-Fi publics qui bloquent le DNS chiffré) ? Le plus simple est de retirer le profil (Réglages → Général → Gestion des VPN et de l'appareil → profil → Retirer) sur ce réseau, ou d'utiliser l'application officielle NextDNS (App Store), qui permet de désactiver le service réseau par réseau. Rappel : n'installez jamais un profil de configuration venu d'une autre source que le site officiel NextDNS — un profil, c'est un pouvoir total sur votre appareil.

Alternative : l'application NextDNS sur l'App Store (éditeur : NextDNS Inc.) — même compte, activation dans les réglages, et gestion réseau par réseau. Le profil reste la méthode la plus complète (il couvre aussi les données cellulaires sans application à laisser tourner).

🤖 Android — « DNS privé » intégré (DNS chiffré DoT, aucune application à installer)

Depuis Android 9, le système sait chiffrer le DNS nativement via le réglage « DNS privé » (DoT). C'est la méthode la plus propre : aucune application, zéro batterie en plus. Le nom exact du menu varie selon la marque — cherchez « DNS privé » dans les Paramètres.

  1. Dans votre tableau de bord NextDNS (onglet Setup → Android), relevez votre nom d'hôte : VOTRE-ID.dns.nextdns.io (ex. 1a2b3c4d.dns.nextdns.io).
  2. Ouvrez ParamètresRéseau et InternetDNS privé.
    Variantes fréquentes : Samsung : Paramètres → Connexions → Autres paramètres de connexion → DNS privé · certains téléphones (Xiaomi, Oppo…) : Paramètres → Wi-Fi et réseau, ou cherchez « DNS privé » dans la loupe des Paramètres.
  3. Sélectionnez « Nom d'hôte du fournisseur de DNS privé ».
  4. Saisissez 1a2b3c4d.dns.nextdns.io (votre ID à vous, pas celui de l'exemple !).
  5. Touchez Enregistrer. Le réglage doit afficher l'état « Connecté ».
Si ça coince : le réseau (hôtel, certains Wi-Fi) bloque le DNS chiffré ? Android affiche alors « Impossible de joindre le serveur DNS » — repassez en « Automatique » le temps du réseau concerné. Piège classique : si vous avez aussi une application « DNS privé » ou un VPN tiers actif, désactivez-les d'abord (un seul gestionnaire DNS à la fois).

Alternative : l'application NextDNS (Play Store / F-Droid, éditeur NextDNS Inc.) — utile pour les statistiques dans l'application et la désactivation réseau par réseau.

🪟 Windows — l'application officielle NextDNS

Windows n'offre pas de réglage « DNS privé » aussi simple qu'Android : la méthode officielle est l'application NextDNS, qui configure automatiquement le DNS de vos connexions.

  1. Ouvrez Microsoft Store (menu Démarrer) → recherchez « NextDNS » → installez l'application officielle (éditeur : NextDNS Inc.).
  2. Lancez NextDNS depuis le menu Démarrer. Au premier lancement, Windows demande l'autorisation administrateur → Oui.
  3. Cliquez sur Se connecter : votre navigateur s'ouvre sur my.nextdns.io → autorisez la connexion (bouton d'approbation sur le site).
  4. Choisissez votre configuration dans la liste, puis activez la protection (interrupteur). L'application indique l'état connecté.
  5. Vérifiez : votre tableau de bord NextDNS (onglet Logs) doit montrer des requêtes arriver depuis votre connexion.
Si ça coince : si vous utilisez un VPN Windows, l'ordre compte : lancez le VPN d'abord, puis NextDNS, et vérifiez dans le VPN qu'il n'impose pas son propre DNS (réglage « DNS personnalisé » du VPN, le cas échéant). Alternative sans application (plus technique) : onglet Setup de votre tableau de bord → Windows : NextDNS y affiche les adresses IPv4/IPv6 de votre configuration et la marche à suivre pour les saisir dans Windows (Panneau de configuration → Centre Réseau et partage → Modifier les paramètres de la carte → votre connexion → Propriétés → Protocole Internet version 4) — pensez alors à l'option Linked IP du tableau de bord, sinon il faudra ressaisir les adresses à chaque changement d'adresse IP.

💻 macOS — profil de configuration officiel (ou application)

Comme sur iPhone, la méthode officielle de NextDNS (apple.nextdns.io) est un profil de configuration — il couvre toutes les connexions et chiffre le DNS en DoH.

  1. Dans Safari, ouvrez apple.nextdns.io → choisissez « macOS » → saisissez votre Configuration ID → téléchargez le profil (.mobileconfig).
  2. Ouvrez Réglages Système (menu → Réglages Système…).
  3. Dans la barre latérale, cliquez sur « Profil téléchargé ». Selon la version de macOS, le profil se trouve sous Confidentialité et sécurité → Profils (faites défiler en bas) — c'est le cas notamment de Ventura et des premières versions de Sequoia.
  4. Double-cliquez sur le profil → Installer → saisissez votre mot de passe administrateur → confirmez.
  5. Vérifiez : Réglages Système → Profils : le profil NextDNS est installé, et votre tableau de bord NextDNS reçoit les requêtes du Mac.
Variante : l'application NextDNS (Mac App Store, éditeur NextDNS Inc.) — connexion au compte puis activation. Utile si vous voulez désactiver le service sur certains réseaux Wi-Fi. Si ça coince : le profil ne s'applique pas sur un Wi-Fi qui bloque le DoH → retirez le profil temporairement (Réglages Système → Profils → sélectionner le profil → Retirer) ou utilisez l'application avec sa liste de réseaux désactivés.

📺 Apple TV — le profil caché dans les réglages (procédure officielle NextDNS)

Oui, on peut filtrer le DNS de son Apple TV — et donc de tout ce que la maison regarde en streaming (fini les pubs qui « suivent » le salon). La procédure ci-dessous est celle du guide officiel NextDNS pour Apple TV (apple.nextdns.io). Elle utilise un menu caché de tvOS.

  1. Sur votre ordinateur ou votre iPhone : apple.nextdns.io → choisissez « Apple TV » → saisissez votre Configuration ID → la page génère un lien court (ex. https://link.nextdns.io/xxxx). Notez-le.
  2. Sur l'Apple TV : ouvrez RéglagesGénéralConfidentialité.
  3. Survolez (sans cliquer) la ligne « Partager les statistiques de l'Apple TV » — en anglais « Share Apple TV Analytics » — puis appuyez sur la touche Lecture/Pause (Play) de la télécommande.
  4. Un menu caché apparaît : sélectionnez « Ajouter un profil ».
  5. Saisissez le lien court avec le clavier à l'écran, puis suivez les instructions à l'écran pour installer le profil.
  6. Vérifiez : relancez une vidéo sur une chaîne connue pour ses publicités — elles devraient disparaître si vous avez activé la liste « NextDNS Ads & Trackers » à l'étape 7 — et regardez les requêtes arriver dans les Logs de votre tableau de bord.
Si ça coince : le libellé français exact du menu peut varier selon la version de tvOS — cherchez la ligne d'analyse/statistiques Apple dans Réglages → Général → Confidentialité. Si « Ajouter un profil » n'apparaît pas, vérifiez que votre Apple TV est à jour (Réglages → Système → Mises à jour). Et souvenez-vous : le DNS de l'Apple TV ne protège que l'Apple TV — pour protéger tout le foyer d'un coup, on configure le routeur (cela fera l'objet d'un futur tutoriel).

9. Vous avez réussi si…

Test de cohérence rapide : changez de réseau (passez du Wi-Fi aux données mobiles) et vérifiez que les Logs continuent d'arriver — un DNS bien configuré suit l'appareil partout.

10. Si ça coince — le tableau de secours

SympômeCause la plus fréquenteSolution
Plus aucun site ne s'ouvre juste après l'installation Le réseau (hôtel, Wi-Fi public, certains FAI) bloque le DNS chiffré ; ou conflit avec une autre appli DNS/VPN Repassez temporairement au réglage d'origine (Android : « Automatique » ; Apple : retirer le profil) et testez sur un autre réseau (4G/5G) pour isoler. Désactivez toute autre application DNS/VPN avant de réactiver NextDNS.
Ça marche sur le Wi-Fi mais plus en 4G/5G (ou l'inverse) Un seul des deux chemins utilise encore le DNS du FAI (profil Apple non installé correctement, ou DNS privé Android non appliqué aux données mobiles selon la marque) Sur iPhone : le profil couvre tout — vérifiez Réglages → Général → Gestion des VPN et de l'appareil. Sur Android : vérifiez que « DNS privé » est bien « Connecté » ; redémarrez si besoin.
Un site légitime ne s'ouvre plus (mais les autres vont bien) Une de vos listes bloque un domaine par erreur (faux positif) Dans les Logs, repérez le domaine bloqué → ajoutez-le à la Allowlist de votre configuration. C'est le grand avantage de NextDNS sur un DNS « taille unique » : vous décidez.
Le compteur de requêtes grimbe vite Chaque appareil compte ; certaines applis (IoT, téléviseurs) sont bavardes 300 000 requêtes/mois = plusieurs appareils sans souci. Si vous approchez du plafond, NextDNS continue de répondre sans filtrage jusqu'au mois suivant ; le plan Pro lève la limite.
Le site bloqué reste bloqué même avec NextDNS Le blocage n'est pas au niveau DNS (adresse IP, SNI, ou blocage « chez le hébergeur ») C'est le cas où il faut un VPN — voir la section VPN de cette page. NextDNS n'est pas un VPN (section 6).

11. Sources & vérification

Vérifié le 3 septembre 2026Documentation officielle uniquement

Les applications et leurs menus évoluent : ce tutoriel sera re-vérifié et re-daté à chaque changement notable (messageries et VPN : tous les 3 mois ; réglages système : à chaque grande version iOS/Android/macOS). Si vous constatez un décalage, écrivez-moi — cette page vit de vos retours.
Rappel : changer de DNS est légal et relève de la liberté de configurer son propre matériel. Ce guide est pédagogique : il n'encourage aucun usage illégal des outils présentés (voir les mentions de la page d'accueil).

← Retour à l'index des tutoriels